Programmation prévue pour la saison 2008
19 février – Migration amoureuse

Un film de Annie St-Pierre
Documentaire – 52 min – 2007
- Exceptionnellement à l’auditorium du Musée du Bas-St-Laurent -
« L’amour dépasse les frontières » … L’adage date d’il y a longtemps, mais il n’a jamais été aussi vrai qu’aujourd’hui. À une époque où l’on voyage plus que jamais et où les nouvelles technologies ne cessent de réduire les distances, il n’est plus rare de trouver l’amour à l’étranger. Mais combien d’amoureux, dans l’émotion de leur rencontre, pensent à des formulaires? À des files d’attente ? À l’immigration ? Parce que les nationalités ne se transmettent pas en s’embrassant, la quête aux papiers finit tôt ou tard par se mêler à l’histoire d’amour…
Et c’est ainsi qu’allant du pays de l’un à celui de l’autre, plus souvent séparés qu’unis, additionnant les visas et bénissant les courriels, les migrants amoureux attendent un bout de papier pour construire leur futur à deux. Documentaire intimiste, Migration amoureuse accompagne les démarches d’immigration de Bruno, quittant sa Belgique natale pour le Québec de sa bien-aimée. Un regard à la fois doux et incisif sur la naïveté des aspirations amoureuses, en décalage total avec la dure réalité de l’immigration.
18 mars – Projet (Y)

Courts métrages universitaires
90 minutes
Le festival Proje(c)t Y, qui se tiendra durant les mois de mars et avril 2007 à travers le Québec, célèbre cette année sa onzième édition. Réunissant dans son organisation une vingtaine d’étudiants en cinéma de trois universitésquébécoises, le festival propose depuis plus de dix ans une tournée annuellerecueillant les meilleurs courts métrages universitaires du Québec dans une programmation d’environ 90 minutes.
Avec le temps, tout en perpétuant le geste initial de promouvoir le cinéma étudiant à travers le Québec, le projet s’est découvert de nouveaux attributs. Après dix années de vie, on y a vu passer des réalisateurs qui vivent maintenant de leur art et des organisateurs qui mettent à profit leur expérience dans leur emploi actuel.
Cette année, le festival visitera plusieurs villes du Québec et terminera sa course avec six projections au cinéma Ex-Centris à Montréal. Les autres villes prévues pour la tournée sont: Chicoutimi, Drummondville, Valleyfield, Sherbrooke, Rimouski, Rivière-du-Loup, Carleton, Rouyn-Noranda, Val d’Or, Hull, Moncton, Québec et Cap-aux- Meules (Îles-de-la-Madeleine). Une projection est également prévue pour Paris.
Les universités impliquées cette année sont l’Université de Montréal, l’Université Concordia, l’Université du Québec à Montréal et l’Université du Québec à Chicoutimi.
15 avril – Cabines

Un film de Johanne Fournier
Documentaire – 52 minutes – 2007
- Exceptionnellement à l’auditorium du Musée du Bas-St-Laurent -
Elles s’appellent Bel Azur ou Riviera, Étoile d’Or ou Goëmons-sur-Mer. Nées dans les années ’30, les cabines ont vu disparaître les quais dans les villages et assistent maintenant à la multiplication des parcs d’éoliennes. Enracinées, elles gardent leurs propriétaires en otage ou leur sauvent la vie. Elles ont combien d’étoiles? Des milliards. Dans le ciel.
« C’est avec un mélange de fascination et de tendresse que la cinéaste observe les cabines qui longe la route l32, ces châteaux de trois mètres carrés, indissociable de la beauté paisible de la Gaspésie. »
- André Lavoie, Le Devoir
Sélection officielle – Rencontre internationales du documentarie de Montréal (2007)
20 mai – Le génie du crime

Un film de Louis Bélanger
Fiction – 83 min – 2006
Une chambre de motel glauque. De petits bandits de bas étage. Des combines faites pour se planter. Le désespoir noyé dans une bonne dose de naïveté. Voilà le décor dans lequel le dramaturge torontois George F. Walker a planté sa pièce Le génie du crime. Un univers joyeusement déjanté, où le cinéaste Louis Bélanger n’a pas hésité à plonger. Celui de Rolly, Stevie et Shirley pris au piège de leur dernier plan foireux. Plus ces amateurs désespérants, mais attachants essaient de s’en sortir, plus ils s’enfoncent… Jusqu’où les mènera leur formidable incompétence?
Amoureux inconditionnel de ces marginaux un peu loufoques, le réalisateur de Gaz Bar Blues met toute leur vulnérabilité en relief dans une mise en scène épurée, la chambre de motel devenant un canevas idéal aux prestations remarquables des comédiens en présence. Placé sous le signe de la spontanéité, Le génie du crime est avant tout un film brut, sans artifices, un polaroïd brûlant sur l’absurdité de la condition humaine.
17 juin – Ce qu’il reste de nous

Un film de Hugo Latulippe et de François Prévost
Documentaire – 76 min – 2004
Toujours considéré par la Chine comme une menace à la sécurité nationale, le dalaï-lama n’avait jamais remis les pieds à Lhassa. Il y avait donc 50 ans qu’il n’avait pu franchir librement les montagnes qui le séparent de son pays. Il y avait 50 ans qu’il ne s’était pas adressé aux Tibétains de l’intérieur. Un simple écran portatif a conjuré le sort.
Kalsang Dolma, une Tibétaine réfugiée au Québec, franchira l’Himalaya. Par-delà les frontières de la plus vaste prison du monde, elle porte un message filmé du chef spirituel et politique des Tibétains. Les familles se rassemblent autour du petit écran et, pour l’une des premières fois, la parole de ce peuple sous l’emprise de la douleur traverse le silence et parvient jusqu’à nous.
Ce film-choc a été tourné à l’insu des autorités chinoises, à l’aide de petites caméras numériques, lors d’une dizaine d’incursions clandestines sur le territoire du Tibet entre 1996 et 2004.
23 septembre – Au pays des colons

Un film de Denys Desjardins
Documentaire – 2007 – 75 min
Suivi d’une discussion avec le réalisateur
Au coeur de la crise économique des années 1930, le gouvernement organise le transport de plus de 80 000 colons pour fonder un pays neuf sur les territoires vierges de l’Abitibi. Toutefois, plusieurs quitteront par la suite ces terres durement défrichées, cherchant un meilleur sort à la ville ou comme main-d’oeuvre pour les grandes compagnies venues exploiter les ressources du Nord.
Mais de génération en génération, la famille Lalancette persiste à construire l’avenir sur sa terre, à vivre de l’agriculture en dépit des contraintes de la mondialisation et du contrôle du territoire par les compagnies minières et forestières.
En revisitant l’héritage du cinéma québécois tourné en Abitibi, marchant entre autres dans les traces de Pierre Perrault, ce film raconte un chapitre significatif de l’histoire du Québec et soulève des questions fondamentales sur le développement des régions.
Cliquez ici pour en savoir plus sur le film Au pays des colons
21 octobre – Sur le Yangzi

Un film de Yung Chang
Documentaire – 2007 – 93 min
Suivi d’une discussion avec un invité
Le Sino-Canadien Yung Chang pose un regard à la fois fascinant et désolant sur les conséquences humaines, culturelles et écologiques de l’érection du gigantesque barrage des Trois Gorges, devenu le symbole des ambitions de la nouvelle Chine. Aux témoignages déchirants de certains «déplacés» et à l’illustration poignante de leurs déboires viennent se greffer des moments plus légers teintés d’une réjouissante ironie.
La réalisation, très assurée, emprunte souvent au cinéma-vérité. Ce parti pris, plutôt étonnant compte tenu du sujet, s’avère en définitive efficace et porteur. Par ailleurs, le cinéaste nous gratifie de paysages majestueux filmés avec lyrisme, qui témoignent avec éloquence de la fin d’une époque pour un peuple arraché à ses traditions.
Cliquez ici pour plus d’information sur le film Sur le Yangze
En première partie :
Isabelle au bois dormant

Un film de Claude Cloutier
Film d’animation – 2007 – 7 min
Dans un somptueux palais, au rez-de-chaussée d’une maison d’un quartier populaire de Montréal, Isabelle est clouée au lit, victime d’une violente crise de narcolepsie. Le roi mobilise au chevet de la princesse l’oncle Henri VIII et tante Victoria, un extra-terrestre émotif, une sorcière branchée et, pourquoi pas, un « beau » prince. Ce digne clone du prince Charles doit quitter sa royale banlieue, affronter un dragon canadien et braver un surréaliste code de la route pour secourir la belle. Mais suffit-il vraiment d’un baiser pour réveiller Isabelle?
Isabelle au bois dormant, c’est le classique de Perrault actualisé par la plume acérée de Claude Cloutier. Son trait minutieux à l’encre de Chine révèle un univers caricatural tirant ses références plastiques des gravures de l’époque victorienne. Le tout mis en scène dans un univers disjoncté, anachronique et ludique.
Cliquez ici pour plus d’information sur le film Isabelle au bois dormant
18 novembre – Dieu a-t-il quitté l’Afrique

Un film de Musa Dieng Kalan
Documentaire – 2008 – 52 min
Suivi d’une discussion avec le réalisateur
Août 1999, Bruxelles. Deux adolescents guinéens sont retrouvés morts dans le train d’atterrissage d’un avion en provenance de Conakry. Comme eux, chaque année, des milliers de jeunes Africains risquent leur vie pour fuir ce continent durement affecté par les conflits et par une pauvreté endémique. Bouleversé par ce phénomène en perpétuelle expansion, le réalisateur d’origine sénégalaise Musa Dieng Kala retourne dans le quartier où il a grandi, à Dakar, avec une douloureuse question : Dieu at-t-il quitté l’Afrique? La réponse est cinglante.
À travers le quotidien de cinq jeunes adultes cherchant à immigrer coûte que coûte en Occident, le cinéaste révèle l’impuissance des individus face à l’indifférence internationale et au désengagement des dirigents d’une société vidée de ses ressources et incapable de répondre à ses besoins. Un film touchant qui clame la nécessité d’une écologie planétaire, où aucun peuple ne serait laissé-pour-compte.
Cliquez ici pour en savoir plus sur le film Dieu à t-il quitté l’Afrique?
16 décembre – Adagio pour un gars de bicycle

Un film de Pascale Ferland
Documentaire – 2008 – 90 min
Suivi d’une discussion avec la réalisatrice
Pionnier du cinéma direct et cinéaste indépendant de la première heure, René Bail est cependant une des figures les plus méconnues du cinéma des années 50. Son oeuvre marginale n’a certes pas été servie par le destin tragique de l’homme qui, à l’âge de 40 ans, fut victime d’un terrible accident qui le laissa brûlé au troisième degré sur plus de la moitié de son corps. Condamnée à la relégation, son oeuvre aurait pu sombrer dans l’oubli.
Mais sa rencontre avec le cinéaste Richard Brouillette lui redonne l’envie de vivre et de terminer son film. Adagio pour un gars de bicycle relate la vie exceptionnelle de cet homme au passé et au présent, car, jusqu’à sa mort en 2007, René Bail aura continué de penser et de voir le cinéma, une passion qui ne l’aura jamais quitté.
Cliquez ici pour en savoir plus sur le film Adagio pour un gars de bicycle
Bande-annonce :